Benoit David


L’Angoisse
du dormeur

Encore une fois, une porte s’ouvre. Si je ne reste pas pour la retenir du pied, elle se refermera. Les portes donnant sur les lieux les plus précieux sont munies de ressorts. C’est comme ça. Les insomniaques le savent. Les autres s’en doutent.

[1 photo – 96 mots]

La nuit, pendant le sommeil, ce sont les fenêtres qui s’ouvrent et se ferment. Parfois, au petit matin, l’une d’entre elles demeure ouverte, nous incitant, par les parfums qu’elle laisse entrer, à chercher la porte qui mène là-bas, là où le mot possible n’a pas le même sens.

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